Je suis là...comme tous les jours...inlassablement assis sur mon lit...la tête face à la fenêtre...le regard d'apparence vide...qui erre dans tous les moindres recoins de mon champs de vision...restant inchangé durant tant d'heures. Je perçois vaguement des sons d'une certaine vie qui semble joyeuse. Des cris...des bruits de pas qui court...des teintements de verres...de la music sortant des voitures passant dans un brouhaha irrégulier...J'ai mal au ventre, un petit pincement continuelle...les jambes lourdes...des fourmis dans les pieds... Mais tout cela me semble si loin, je ne suis que le spectateur distrait, de ce spectacle. Rien ne semble m'atteindre, pas même la fraîcheur du vent d'automne passant par ma fenêtre...je suis si éloigné de la réalité...de la vie...mais où suis-je...pourquoi...n'y a t'il que moi dans cette dimension...qu'ais-je fais...le méritais-je vraiment...L' Homme n'est pas fait pour rester seul, c'est contre sa nature...si il reste trop longtemps seul, son esprit se détâche de son corps pour allé chercher un peu de divertissement ailleurs...
Ainsi je cherche...je recherche...je fouille...j'osculte...je dissèque...toujours derrière ma fenêtre...mon corps stupide est ivre d'une allegresse grisâtre qui noircie et s'évanouie à la tombée de la nuit...Tous les jours, cette monotonie, qui c'est si vite imposée s'agrandie, prenant une imposante place avec des airs de marche vers la guerre, vers la mort, qui serait ma vie et, où cette monotonie retentirée de plus en plus fort tel un majestueux "requiem"...Mes yeux me picotes...mais ne se ferment point...Je suis seul...personne pour voir mon état...personne...Je suis pourtant près à donner toute l'amitié, tout l'amour possible à celui ou celle qui voudra bien me tenir compagnie...N'ais-je point fais assez d'efforts? Suis-je vraiment un monstrueux hideux...autant con que repoussant? J'ai tout sacrifié, tout...mais rien en échange...pas même un signe de vie...Je mourirais donc dans la solitude la plus profonde? Dommage, j'aurais ¨pû cherir de tout mon être, un être sur cette Terre, j'aurais pû aider des gens, j'aurais pû...mais on a décidé autrement apparemment...n'étais-je qu'un sous-produit de l' Hommes, qu'un objet destiné à acueullir la souffrance, la misericorde, la tristesse, la solitude? Suis-je le souffre douleur de toute la misère du monde? Jamais je ne saurais ce que c'est, que de ne pas être ce que je suis au moment même ou je le dis...pas grave...je n'étais peut-être qu'un prototype râté...je vais m'en aller...en espèrant ne pas revenir ou alor changé...adieu...monde cruel...toi qui ma rejetté...à mon tour de te quitter...Solitude...je t'ai aimé, Solitude, je t'ai detestée...Solitude, tu es ce avec qui j'ai passé le plus longtemps de temps...pour cela je ne puis t'en vouloir...je t'aime...au revoir...
Boris